réfugiés syriens - pixabay

Un camp de réfugiés situé en Jordanie utilise la blockchain. Cela permet aux réfugiés syriens de payer leur nourriture sans argent liquide, cartes ou bons d’achat. L’initiative, appelée «Building Blocks», est le résultat de la collaboration entre le programme alimentaire mondial (PAM) et le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR).

En octobre 2016, le camp de réfugiés d’Azraq a utilisé des systèmes de scannage de l’iris dans les magasins. Les réfugiés regardent la caméra et reçoivent leur nourriture après vérification de leur identité.

Building Blocks a créé un fork privé de la blockchain Ethereum

Son prototype a été testé en utilisant la technologie de reconnaissance de l’iris. Cette simulation a été réalisé sur le terrain en 2017. Le projet a ensuite été expérimenté dans le camp de réfugiés d’Azraq avec plus de 10.000 personnes utilisant le système. Il a fourni une solution plus simple pour les réfugiés syriens. Auparavant ils ne pouvaient pas vérifier leurs informations personnelles ou utiliser leur argent. Il a également assuré la sécurité, la confidentialité des informations des utilisateurs et a libéré le camp des intermédiaires.

Le projet pilote devait se terminer le 31 mai, mais il a été prolongé sous le statut de «mise à l’échelle». Le PAM cherche également d’autres cas d’utilisation de blockchain qui peuvent aider les réfugiés de quelque manière que ce soit. Robert Opp, Directeur de l’innovation et de la gestion du changement au PAM, a déclaré:

« La technologie Blockchain nous permet d’intensifier la lutte contre la faim. Grâce à la blockchain nous visons essentiellement à réduire les coûts de paiement. Cela va permettre de protéger les données des bénéficiaires, à maîtriser les risques financiers et à réagir plus rapidement aux situations d’urgence. L’utilisation de la blockchain peut être un saut qualitatif. Que ce soit pour le PAM mais également pour l’ensemble de la communauté humanitaire. »

« Building Blocks » est la création de Houman Haddad

Il travaille en tant que conseiller régional de la CBT pour le PAM. Il a déjà été testé au Pakistan ainsi que dans le camp de réfugiés King Abdullah Park. Haddad a expliqué comment l’histoire financière pourrait aider les réfugiés à l’avenir:

Ce que nous faisons en ce moment est essentiellement de créer des historiques de transactions financières pour les bénéficiaires et de montrer simplement que votre argent n’est pas très significatif. Si vous pouvez montrer que vous pouvez économiser un peu d’argent, cela peut potentiellement compter pour un dossier de crédit.

Alors, si un réfugié retourne en Syrie, il pourrait éventuellement obtenir un prêt pour une petite entreprise et se remettre sur pied.

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